Romstick - Maxi solo "Du silence au vacarme"

Romstick - Maxi solo "Du silence au vacarme"
Premier maxi de Romstick intitulé "Du silence au vacarme"

Sortie dans les bacs a 5¤

# Posté le jeudi 30 mars 2006 14:22

Modifié le mardi 03 juillet 2007 11:02

Maxi solo Interieur

Maxi solo Interieur

# Posté le jeudi 30 mars 2006 14:28

Modifié le mardi 26 juin 2007 04:46

01 - Silencio

Silencio
(Romstick/Mans/Def)

L'esprit rempli d'spleen j'ruine les remparts d'ma forteresse/
Laisse parler l'c½ur H 24 sur la corde raide/
Instru sèche incrustée d'rimes meurtries, sur l'beat c'est Romstick clown rarement drôle comme Krusty/
J'suis pas l'meilleur au mic non loin d'la, au coin d'ma rue
j'soigne mon mal de vivre en rimes quand rien n'va plus/
Si jamais ma bouée d'sauvetage au large dérive,
Tant qu'j'respire j'garde une part de rêves même dans mes sales délires/
Comment continuer ? Sans croyance, dur d'faire face aux craintes/
Mon rap provient d'mon essence pure et simple/
Une étincelle de plus pour qu'l'incendie s'répande, Il serait temps qu'le feu prenne avant d'finir par s'dire : « C'est trop tard ! »/
Cet humble maxi en hommage à tous ceux qui s'bougent le cul, histoire d'éviter l'naufrage et moi j'suis là j'nage, sans but ni raison au large, l'horizon resserre chaque soir les barreaux d'ma cage/
Toujours instable, j'crois qu'l'heure est grave car les voix d'mon destin à c't'heure restent impénétrables/
J'gratte ma vie sur papier, grave mon nom sur cette pierre/
A mon frère d'sang parti trop tôt sur une civière/
En 2004 la vie m'provoque, j'essaye de rester zen avant l'prochain électrochoc/
Otage et témoin blazé d'la chute de mon époque, j'troque le droit qu'j'ai d'garder l'silence contre celui d'la révolte/
Vas y sèche tes larmes à toi d'foncer, silence à tout c'qui assèche mes pensées, tout c'qui m'empêche d'avancer/
Bref silence à ma haine, laisse place à ma rage, Silence à ma flemme pour enfin faire place au vacarme.
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# Posté le dimanche 02 avril 2006 12:06

02 - Royaume Nocturne

Royaume nocturne:

6 milliard d'clones, 6 milliard d'fantômes et plus rien d'vrai et clean comme l'étincelle de vie dans l'oeil des momes/*
Devine d'ou vient ma hargne/
à force de voir s' écouler toutes ces larmes de sang,
j'sens d'moins en moins en moi cramer la flamme des anges/
Et ya rien d'sur a part cette feuille et cette plume, rare joyaux purs dans mon royaume nocturne, étroit et obscurs/
J'pose un r'gard sur l'monde qui m'entoure et tout m'parait morose et absurde/
Sur un fil fragile j'évolue comme un funambule, seul j'déambule dans ma ville et ses ruelles sombres/ silhouette quelconque/
de toute façon j'sais qu'un jour j's'rai plus qu'un épitaphe sur une pauv'tombe/
Ouv"tes yeux mec ce soir la lune part en couille, partout ça pue l'drame/ Tempêtes dans un crâne tout s'écroule/
Courage en sursis, une vie d'plus qui s'évapore une page de plus qui s'noircit/


Quand mes démons s'lancent a l'attaque dis toi qu'j'rap pour combler mes silences/
Face à l'absence récente de mon pote j'parle toujours peu ou pas/
Jusqu'a la délivrance j'sombre dans l'ivresse et m'enferme derrière ses remparts/
On porte sa vie a bout d'bras en attendant qu's'abatte le coup d'grace, cherche ailleurs l'bonheur même quand on l'a sous l'blazz/
Au final rien d'profond, rare comme dévoiler ses torts ou ses peurs sombres/
Alors j'rap avec les trips parle avec le coeur, tente d'y voir clair
Pour effacer toute sa noirceur/ Noyé dans un océan d'rancoeur j'traque ma vie pour comprendre pourquoi j'nage dans un brouillard opaque/
et puis merde laisse pisser l'orage, j'braque
le mic voici qu'se réalise la prophétie des oracles/
Seul remède pour évacuer l'stress, sur scène c'est l'extase en coulisse c'est la détresse/


Coincé dans c' labyrinthe rempli de pensées tragiques/
Sans rire rien d'grave mon rap juste un véritable cataclysme/
une bouffée d'air pur, dans c'décor volcanique, mon but trouver un sens à cette existence bordélique/
La mort au bord des lèvres, en manque de sensations fortes j'rêve encore d'voir débarquer l'ouragan d'la révolte,
mais j'reste à jamais un simple battement d'aile paumé au coeur d'mon époque/
Plein d'rancoeur en stock, hommage aux âmes défuntes/
Souvent à block putain, le rap mon absinthe/
La voix rauque j'crame les enceintes, mes angoisses, mes craintes, même si ça défoule j'en ai ras l'cul d'me plaindre/
hélas jeune certains ont découvert l'sérum miracle, mais impossible d'y goûter sans toucher la s'ringue et tout m'semble vidé d'sens, cerné par les contraintes et les bains d'sang, cherche plus l'bonheur ici ya rien d'simple/

# Posté le dimanche 02 avril 2006 12:08

03 - Une porte s'ouvre

Une porte s'ouvre

A c½ur ouvert, les mots s'échappent tout seuls/
Indique moi ou j'vais, j'ai niquer ma putain d'boussole/
Aujourd'hui tout s'perd, dans c'jeu d'massacre des corps tombent, inondent de larmes les joues des mères en deuil, blessures profondes/
Quand ma colère stagne, les nuages louches s'effacent, le soleil brille et puis soudain en un éclair s'couche, le tonnerre gronde sur une mer calme, j'croise tous ces regards noirs qu'la vie a su marquer au fer rouge/
Coincés derrière toutes ces foutues portes du silence, les démons errent dans l'ombre, transparente est la souffrance/
J'manque de courage/
Et si rien n'c'était passer c'jour la, ma vie serait elle ainsi? Aurait-elle ce fameux goût la? Envie d'prendre le large, le c½ur amer et lourd/
Face au hasard trop d'rancoeur voilà c'que j'éprouve/
Souvent la déprime finit par t'rendre aveugle et sourd/
Si une porte se ferme ailleurs t'inquiètes une autre s'ouvre/

Amertume ou solitude, le crâne rempli d'incertitude, voilà pourquoi à block trop souvent j'titube/
Par lassitude plus que par traumatisme,
j'glisse ces rimes pour qu'les blessures guérissent et deviennent cicatrices/

Coupe le son ou bien débranche moi l'mic, pas grave, j'poursuis en a capela/
mais si jamais j'perds ma voix: le mécanisme de l'angoisse s'déclenche, j'bois et lâche des vers culs secs jusqu'à c'que ma soif s'étanche/
Dans ma bouche même l'amour prend un goût d'cendre/
C'est pas ma faute si la vie n'est qu'un coup d'vent/
Ecoute ça: l'décès d'un proche, ou bien frôler d'près la robe de la faucheuse, malheureusement souvent seule une catastrophe rapproche l'être humain d'son caractère mortel/
Aucune gloire j'ai trop peur d'elle/
J'veux pas qu'elle m'éloigne des gens qu'j'aime, ceux qui l'ignorent encore parce qu'un torrent d'pudeur coule dans mes putains d'veines/
J'ai jamais su briser la glace, j'fais avec en espérant qu'un d'ces 4 les regrets s'effacent/
J'ai mis plus d'vingt piges à apprendre qu'entre hommes de la famille c'est par l'regard qu'on s'comprend/ Pas d'compliment/
J'répète le même schéma avec mes amis, j'ouvre mon c½ur ils doivent tous s'demander c'qui m'arrive/
Mais mon silence est un fardeau, c'morceau une preuve d'amour un océan plus qu'un simple cours d'eau/
Le temps nous rattrape toujours d'une façon ou d'une autre/
Si ya quelqu'un la haut qu'il veille sur mes apôtres/
Tu veux savoir qui c'est? j'citerai aucun nom, j'sais qu'les personnes concernées par ces paroles sincères se r'connaitront/
Atmosphère étrange, l'intense puissance de ces sentiments m'étranglent/
J'localise et snipe les sentinelles qui oppressent ma langue, comme toi j'refoule tous ces instants fragiles de détresse flagrante/
Fallait qu'ça sorte, à présent une porte s'ouvre, derrière se cache peut être un second souffle/
Une nouvelle force pour éviter d'autres ratures, le vice m'entoure mais la présence des miens cicatrise mes blessures
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# Posté le dimanche 02 avril 2006 12:11